De retour à Saint-Denis, plutôt que de retourner au Grand-Marché la compagnie s’installe dans les anciennes forges Jeumont-Schneider, une friche industrielle déjà explorée en 1987 lors de l’affaire du Grand-Marché, pour y mener une expérience pluridisciplinaire avec les plasticiens de Jeumon Arts Plastiques, les musiciens de l’association Live et les auteurs de bandes dessinées de la revue Le Cri du Margouillat. L’installation se fit en pleines émeutes du Chaudron et son inauguration accueillit la foule des grands jours! Sa réputation de lieu alternatif, refuge de toutes les protestations et toutes les utopies, le rendit suspect aux yeux des autorités. La partie gérée par Vollard posséda un atelier décor, un atelier costume, un entrepôt, un atelier musique utilisé par Tropicadéro, des bureaux, une vaste halle avec deux plateaux de théâtre et des gradins mobiles, un cabaret musical (le Ti Bird puis le Kabar Bar), une halle ouverte et une cour où purent se donner des concerts et des fêtes. Y furent créées les pièces Les Dionysiennes, Femélages, Marie Dessembre en reprise (1991), Carousel (1992), Millenium L’Apocalypse, Nina Ségamour en reprise (1992), Millenium Apsara, Noéla (1993), Votez Ubu Colonial (1994), José (1995), Émeutes (1996), Kari Vollard (1997), Baudelaire au Paradis en reprise (1998), Séga Tremblad (1999), Quartier Français (2002). Y furent accueillis les événements Vollard Nana Sèt Po (1991), Bâtissages (JAP 1991), Les Arts Déchaînés (JAP 1991), L’Inauguration du Ti Bird (1992), l’Animation Technologies Nouvelles (E.Cambou 1992), L’Opération Banga (JAP 1992), Mille Bougies (1993), la FêteTi Bouz Enkor (1994), Le Débutaz Kabar Bar (1994), l’Exposition Ambroise chez Vollard (1994), le Festival Marmay Jeumon (1995), la Fête Jeumon La Belle Étoile (1996), Kabar Z’Intermittents (1997), :’Exposition Le Voyage de Baudelaire aux Mascareignes (E.Cambou 1998), la Fête des Vingt Ans (1999), le tournage du clip Cafrine (Vollard Combo 2000). Les accueils d’Elmer Food Beat et Tropicadéro (1991), les répétitions des pièces Bilimbi (N.Leichnig 1991), Vin Tan Toué la Sangé (N.Angama 1991), Graeme Allright, Daniel Vabois, Les Improductibles (1993), le Naufrage du San Matéo (X.Filliol 1996), Madoré (Tropicadéro 1997), répétitions de l’opéra Maraina (2005). En 2009 l’espace est détruit, la troupe se réfugie dans un réfectoire d’école à Saint-François. Après 5 ans de travaux, une « Cité des Arts » est inaugurée par la municipalité, dirigée par un élu qui se nomme PDG et dont tout naturellement le Théâtre Vollard et les occupants de Jeumon sont exclus.
Vidéos
Portfolio
Articles
- Télé 7jours, février 1991. Lever de rideau à Jeumon
- Star Télé, avril 1991. Vollard à Jeumon
- JIR,avril 1991, Vollard débute à Jeumon
- Les Temps Modernes, janvier 1991. Inauguration_Jeumon
- Ma Ville, 1991. Itv E.Genvrin, faire de la culture sans le savoir (Jeumon)
- Témoignages, mai 1991. Jeumon ne sera pas un espace de propagande
- Télé7 Réunion, juin 1993. Itv Vollard suspendra ses activités à Jeumon
- Témoignages, juillet 1993. Mille bougies pour la reconnaissance de Jeumon
- Le Quotidien, aout 1993. Feu la salle Jeumon
- Le Quotidien, janvier 94. Jeumon se prépare à un lifting discret
- Le Réunionnais, avril 94. Vollard renait à Jeumon
- Le Quotidien, avril 94. L’usine Jeumon, un espace culturel
- Le Quotidien, mai 94. Jeumon inaugure son Kabar Bar
- Le Quotidien, novembre 94. Un contrat pour des graffs
- Le Réunionnais, octobre 95. Jeumon intègre le réseau TEH
- Télé Mag, 1998. Pour que vive Jeumon
- Le Quotidien, juin 2003. Répétitions de Quartier Français à Jeumon
- Le Quotidien, juin 2003. Dernière création à Jeumon

























