Née en 1979 au Tampon la compagnie prend le nom du réunionnais Ambroise Vollard en hommage à l’éditeur et marchand de tableaux compagnon d’Alfred Jarry. Le théâtre Vollard est la Compagnie phare du renouveau théâtral des années 80 et 90 à La Réunion avec une trentaine de créations dans un style festif et métissé (Marie-Dessembre, Nina Ségamour, Etuves, Lepervenche, Votez Ubu Colonial, Séga Tremblad, etc), des fêtes urbaines, des concerts. La compagnie a créé des lieux nouveaux, Grand marché aujourd’hui Centre Dramatique, Cinérama de La Possession et Espace culturel Jeumon à Saint-Denis et tourné maintes fois à l’extérieur. En 30 ans comédiens et chanteurs se sont produits 1960 fois devant 460 000 spectateurs.
Depuis 2003 avec Maraina, Chin et bientôt Fridom, le théâtre Vollard se tourne vers l’art lyrique et la création d’opéras d’outremer.
Les photos téléchargeables en haute définition sont disponibles en bas de page rubrique presse.
ACTUALITE VOLLARDTOUS A L’OPERA 2012
UNE SOIREE SPECIALE AVANT-PREMIERE DU FILM DE MARIE-CLEMENCE ET CESAR PAES « L’OPERA DU BOUT DU MONDE »
Après 6 années sort enfin, simultanément à Paris et à La Réunion le film-documentaire « Un opéra du bout du monde » de Marie-Clémence et César Paes, sur la création de l’opéra MARAINA de Jean-Luc Trulès et Emmanuel Genvrin, images tournés à La Réunion, Madagascar et la Métropole entre 2006 et 2009. On y voit la troupe en répétition, le témoignage d’historiens sur le peuplement de La Réunion, les derniers créoles de Madagascar, l’accueil à Fort Dauphin. On y voit enfin les dernières images du regretté Arnaud Dormeuil , filmé à Vitry-sur-Seine quelques semaines avant sa disparition. Thème de l’opéra Maraina : en 1665 à l’île Mascarenne, l’aventure de Louis Payen et des premiers réunionnais franco-antanosy issus de Fort-Dauphin. Sous l’égide de la ROF (Réunion des Opéras de France), organisatrice les 12 et 13 mai des journées nationales et européennes Tous à l’opéra ! 2012.
PARIS : Cinéma Le Balzac le vendredi 11 mai 2012 à 11h.
LA REUNION : Cinéma Le Plaza (Saint-Denis) le vendredi 11 mai à 20h, l’Espas Leconte de Lisle (Saint-Paul) le vendredi 18 mai à 20h.
Après le film (96mn), le théâtre Vollard propose des extraits par la soprano Natacha Rajemison accompagnée par Juliette Mandine au piano , un débat avec Jean-Luc Trulès et Emmanuel Genvrin,
Et pour finir une captation de l’opéra lui-même réalisée au théâtre Silvia Monfort de Paris en juin 2009 (90 mn).
articles de presse :
Afrique-Asie, Corine Moncel, avril 2012, l’Opéra du bout du Monde"
OPERA CHIN
En 1955 à La réunion, un ancien pétainiste, Monsieur Roger, fait appel aux Rouges et au fils du Docteur Papa, Chin (prononcer « Chine »), pour sauver son usine de Bel Air. Après le succès de Maraina, opéra franco-malgache créé en 2005, Chin est la seconde création lyrique du tandem Jean-Luc Trulès / Emmanuel Genvrin. Le livret s’inspire d’un épisode authentique : en 1955 l’alliance du « rouge » Paul Vergès et du sucrier René Payet pour sauver l’usine de Quartier Français. « Chine » ou « le Chinois » fut le surnom de Paul Vergès dans sa jeunesse car d’origine asiatique par sa mère. Il évoque aussi les tentations maoïstes des mouvements communistes de la décolonisation ainsi que la présence à La Réunion d’une communauté chinoise influente. Ce thème a fait l’objet d’un spectacle de théâtre par la compagnie Vollard en 2002, jamais sorti de l’île, et d’un projet de téléfilm avec Yves Boisset. Au milieu d’un ballet « d’auto-lontan » un chœur chantait sur scène mené par la mezzo réunionnaise Natalia Cadet. C’est ce « Quartier Français » partiellement chanté qui a donné l’idée aux auteurs de se lancer désormais dans l’écriture d’opéras. Chin traite d’une histoire occultée et méconnue des DOM TOM : le grand mouvement de décolonisation d’après guerre qui a donné naissance dans les îles à des tentations indépendantistes, autonomistes et maoïsantes. Il a créé un communisme tropical, un communisme de la canne à sucre dont l’imagerie trouve son apothéose dans la révolution cubaine 3 ans plus tard.
Chin est un opéra d’outremer « populaire » et accessible au plus grand nombre avec sa « couleur » musicale métissée, son orchestre de l’Océan Indien et ses chanteurs lyriques issus de la diversité.
Sa partition ouvre des perspectives intéressantes et inexplorées en intégrant au classicisme occidental y compris contemporain des modes Indiens, chinois et malgaches. Chin a été créé au théâtre de Champ-Fleuri de Saint-Denis de La Réunion les 10 et 11 avril 2010 puis repris en décentralisation dans l’île les 6 (Le Port), 8 (Stella Matutina) et 11 mai 2011 (Saint-Benoît) dans le cadre des journées nationales et européennes 2011 Tous à l’opéra !. En octobre 2011 il est accueilli au théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine où il est l’objet d’une captation pour France Télévisions diffusée en janvier 2012 en métropole et en février à La Réunion.
Lire le programme de l’opéra
Lire le livret seul avec ses notes
Dossier de presse à télécharger
1h58 avec entracte, texte franco-créole surtitré. Direction musicale Jean-Luc Trulès, mise en scène Emmanuel Genvrin, scénographie Hervé Mazelin, costumes Térésa Small et Laurence Julien. Avec 7 solistes professionnels de renom autour de Jean Philippe Courtis, Anne-Marguerite Werster et Aurore Ugolin, l’Orchestre de l’Opéra de Massy avec la participation exceptionnelle du joueur d’ehru chinois Guo Gan, un chœur de 19 chanteurs de La Réunion et Madagascar sous la direction de Landy Andriamboavonjy.
« On s’incline devant l’originalité, voire le culot de l’entreprise. Emmanuel Genvrin signe ici un livret puissant et complexe où s’entrecroisent intérêts publics et destins individuels. Il faut souligner les grands progrès accomplis depuis Maraina par le compositeur Jean-Luc Trulès. La richesse et la diversité sont toujours là mais l’écriture a gagné en fondu, en fermeté, en variété dans l’orchestration » [Thierry Guyenne, Opéra Magazine]
« Avec Chin, coécrit avec le compositeur Jean-Luc Trulès, le théâtre Vollard passe un nouveau cap. La musique et les 57 participants de cet opéra chanté en français et en créole, mimétiques de la société réunionnaise, marient le classique, le maloya, les mélodies créoles, asiatiques, indiennes, les instruments de l’orchestre symphonique aussi bien que le violon chinois. » [Marie-Aude Roux, Le Monde]
« Trulès sait marier les timbres des instruments, il sait écrire pour les voix. La partition ménage plusieurs duos, ensembles et chœurs très réussis. Lignes mélodiques sinueuses, superpositions de rythmes, percussions très présentes, échos de musiques indiennes, chinoises, malgaches. Voilà une musique accessible sans être démagogique, qui n’imite personne » [Laurent Bury, Forumopéra]
« Après Maraina, Jean-Luc Trulès et Emmanuel Genvrin offrent une tragédie lyrique évoquant le dur conflit sucrier de 1955 à La Réunion, sur une savante partition métissant compositions contemporaines et réunionnaises. Une œuvre lyrique d’une maturité musicale et d’écriture exceptionnelle. » [Corinne Moncel, Afrique-Asie]
articles de presse :
Chin à Saint-Denis de La Réunion. Opéra Magazine, Thierry Guyenne, juin 2010
Paul Vergès, du Sénat à la scène - Marie-Aude Roux, Le Monde, 1 octobre 2011
Chin l’opéra qui dérange, Corinne Moncel - Afrique Asie - nov 2011
Ah, si Domingo était réunionnais - Laurent Bury, Forumopéra, 3 octobre 2011
lire l’itv d’Emmanuel Genvrin sur la compagnie Vollard dans Cassandre
Le Monde, 20 mars 2012, portrait d’Emmanuel Genvrin
CV du musicien Guo Gan à télécharger
PRESSE - PHOTOS A TELECHARGER
Chin (Heng Shi) convainc les militants, meeting à Bel-Air, photo Philippe Moulin
Manif devant l’usine, photo Pilippe Moulin
Pique-nique dans les Hauts, Elisabeth (AM Werster), Chin (H.Shi), photo Philippe Moulin
Salon de Bel Air, Monsieur Roger (J Ph Courtis), sa fille Elisabeth (Anne Marguerite Werster), photo Philippe Moulin
Ballet révolutionnaire, photo Philippe Moulin
Chin (Heng Shi) au meeting de Bel-Air, photo Philippe Moulin
Crise d’Elisabeth (A.M Werster), photo Philippe Moulin
Départ pour la montagne. Chin (H.Shi), le choeur, photo Philippe Moulin