« Après les " bons sentiments " de Marie Dessembre, j’ai voulu exposer les travers réunionnais, le goût pour les apparences, les voitures, les commérages, l’argent facile… J’ai mis en scène des personnages antipathiques mais, au fil du spectacle, César, l’amoureux éconduit, est devenu touchant. Et Nina était trop séduisante ! Grâce à des scènes d’anthologie (les commères, l’auto-stop) et à des passages interactifs (l’assemblée générale, le bal la poussière, le défilé de miss), grâce aux chansons du spectacle le succès a été immédiat. Le décor était celui de l’Hôtel Métropole qui rappelait l’ancien Hôtel d’Europe de Saint-Denis avec son grand orchestre des Créol’s dont Tropicadéro ou Vollard Combo continuent d’interpréter des ségas devenus standards : Batay-batay, séga Lespor, César le Rhum, Gro zozo…». La pièce est venue opportunément renflouer les caisses de la compagnie chaque fois qu’elle en avait besoin, notamment en 1993 au sortir de Millenium et de la grève de la faim : le public a répondu présent alors que, harcelée par les médias et les autorités, la troupe était donnée pour moribonde. Précédemment en 1987, on jouait Nina quand nous avons appris notre expulsion du Grand Marché : la salle était pleine, les pétitions (6000 signatures) ont commencé le soir même. Enfin, Nina a donné à la troupe l’occasion de faire ses premières tournées et de se faire connaitre en métropole. En juillet 1983 à Martigues il y eut à la même table André Ginzburger, tourneur, Philippe Thiry de l’ONDA et René Gachet, inspecteur des théâtres. Sur les 3, deux ont cru en nous et nous ont aidé : Thiry et Ginz, devenu un ami depuis. En 2000, les lycéens du Butor (Saint Denis) ont repris la pièce sous la direction de Claude Besson. [E. Genvrin.]
la pièce
La jeune Créole Nina a seize ans lorsqu’elle devient Miss Bourbon 1940. Elle connaît Paris sous la botte allemande. Rapatriée, elle se prête à la propagande vichyste. L’arrivée du Léopard (contre-torpilleur de la France Libre) la chasse de nouveau vers la métropole où un lointain fiancé la retrouve et l’assassine.
le programme
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la presse
« Ce qui fonde les valeurs dominantes de la société coloniale en sort pulvérisé de l’intérieur » [Témoignages]
« De qui se moque Emmanuel Genvrin ? Les commères du village sont des Créoles obèses, médisantes et piaillantes » SP [Le Journal de l’île de La Réunion]
« Chaud, coloré, plein de vie » [La Marseillaise]
« La création d’un spectacle par la troupe Vollard est désormais un événement attendu. Nina Ségamour est une véritable fête théâtrale » [Le Quotidien de La Réunion]
articles de presse
Temoignages (P.David), dec 1982, Nina Segamour
La Marseillaise août 1983 Nina Ségamour
Art Quivi (Louis Laope), dec 1982, itv E.Genvrin (Nina)
Le Provençal août 1983 Nina Ségamour
Le Provençal juillet 1983 Nina Ségamour
Courrier de Mantes nov 1984 Nina Ségamour
Ici Là-bas nov 1984 Nina Segamour
Courrier de Mantes, octo 1984, itv E.Genvrin (Nina Segamour) (2)
Le Populaire du Centre octo 1984 Nina Ségamour
L’Echo du Centre (Chartres) nov 1984 Nina Ségamour
Le Populaire du Centre St Yriex octo 1984 Nina Ségamour
La Nouvelle République (Châtellerault), octo 1984
Paris Mantes nov 1984 Nina Ségamour
représentations
Créé le 10 décembre 1982 au Grand Marché de Saint-Denis et reprise en août 1983, la pièce a obtenu l’aide nationale à la création dramatique. Tournée dans l’île. Jouée en 1983 au Festival des îles de Marseille et au 8e festival populaire de Martigues, elle repart en 1984 pour Saint-Quentin-en-Yvelines, Chatelleraut, Limoges (festival des francophonies), Eymoutier, Saint-Yriex, Felletin, Mantes-la-Jolie, Chartres, Cassan, Montpellier. La pièce est reprise en 1987 au Grand Marché et en 1993 à Jeumon. 93 représentations, 25 000 spectateurs.
Et : Jean François Begue, Sophie Boulay, Isabelle Brousses, Arnaud Dormeuil,, Marie-Hélène Dormeuil, Marie Madeleine Laichalamba, Thierry Madeleine, Lydia Mangaye, Denis Marguerite, Daniel Roux, Michou Roux, Madeleine Sitalaprésad, Jean-Louis Trulès, Georges Marie Vailom, Ti-Kok Vellaye, Gérard Vidal, Olivier Mayolle
équipes
CONSTRUCTION
Joël Boyer et l’équipe du Crac, Jean-Marc Florimond, Frank Lyda, Philippe Clavié, Hélène Corré, Grégoire Loiyau, Pierre-Louis Rivière.