Créé le 12 décembre 1981 au Grand Marché, Saint-Denis
Texte et mise en scène : Emmanuel Genvrin
Décors : Joël Boyer - Musique : Jean-Luc Trulès
« Je ne me souviens pas d’une pièce qui fut préparée et jouée avec autant de sérénité. C’était étonnant. Ne disait-on pas que la mémoire de l’esclavage avait disparu ou qu’elle était si douloureuse qu’il valait mieux la taire ? Je me souviens de l’enthousiasme des acteurs, particulièrement des jeunes filles du chœur des Yambanes (peuplade du Mozambique) que nous sommes allés chercher, Jean-Luc Trulès et moi, au hasard de nos rencontres parce qu’il n’y avait pas de comédiennes noires à La Réunion. Il y eut les couturières qui se souvinrent de la façon de nouer les foulards des Yambanes. L’accueil du public fut populaire, vibrant, chaleureux. Je me rappelle encore de l’affiche de Marie Dessembre qui reproduisait un tableau étrange, le portrait d’une jeune esclave inconnue par un peintre inconnu. Son sourire était celui d’une madone et l’actrice qui jouait le rôle lui ressemblait. Marie Dessembre est notre acte de naissance. L’attachement des Réunionnais au Théâtre Vollard date de cette époque. » [E. Genvrin]
Pièce fétiche, nous l’avons reprise dans les grands moments, spécialement chaque fois qu’il fallait baptiser un nouveau lieu : Grand Marché en 1981, Cinérama en 1987, Jeumon en 1991. Marie Dessembre fut la seule commande publique au théâtre Vollard en 30 ans : à Villèle en 91 lors de l’inauguration du nouveau musée !
Résumé
Sur une plantation, Marie-Mirandine, une jeune esclave, aime en secret le fils du maître. Elle attend un enfant de lui. Le scandale éclate pendant les événements de 1848 qui voient l’arrivée à La Réunion de Sarda Garriga et l’affranchissement des esclaves. Marie-Mirandine doit fuir dans les Hauts où elle accouche d’une petite fille au milieu des siens. Elle meurt des suites de l’enfantement. On baptise sa fille Marie Dessembre, fille de la Liberté.
le programme
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La presse
« Faut-il raviver les haines anciennes ? Un jour nous pourrons saluer leur talent sans arrière-pensée » C. J [Le Journal de l’île de La Réunion]
« Dans le cadre baroque du Grand Marché,l’éclatement du théâtre libre » Roselyne Lanfray [Le Quotidien de La Réunion]
« Marie Dessembre appartient désormais aux gens de l’île et à ceux qui descendent des coupeurs de canne, autrefois traités comme des animaux » JMD [Le Quotidien de La Réunion]
Articles de presse
Le Quotidien (JM Devred), dec 1981, Marie Dessembre
Art Quivi, nov 1981, itv E.Genvrin (Marie Dessembre - Vollard)
Tele7 (A.Weber), nov 1981, Marie Dessembre
Le Qutotidien (R.Lanfray), dec 1981, Marie Dessembre
Lansiv (Agnès Antoir) 1982 A propos de marie-Dessembre, madone noire
Art Quivi, nov 1981, itv E.Genvrin (Marie Dessembre - Vollard)
JIR (C.Juan), avr 1982, Marie Dessembre
Le Quotidien (A.Bled), Marie dessembre au Tampon juin 82
Tele7 janv 1991, Marie-Dessembre
Temoignages (P.David), dec 1991, Marie Dessembre
représentations
Créé le 12 décembre 1981 au Grand Marché de Saint-Denis, reprise en 1982, lors de l’installation de la troupe au Cinérama de la Possession en 1987. En 1988, en co-production avec l’ODC, elle est mise en scène par Pierre-Louis Rivière dans le cadre en plein air du musée de Villèle et enfin reprise en 1991 lors du déménagement de la troupe à Jeumon. Au total, 83 représentations devant 20 000 spectateurs.