Crée le 17 août 1990, en plein air sur le site de l’ancienne gare
de La Grande Chaloupe
Texte et mise en scène : Emmanuel Genvrin
Musique : Jean-Luc Trulès - Scénographie : Hervé Mazelin
Lepervenche nous a donné nos plus grands bonheurs de théâtre. L’entreprise était folle, faire recirculer les trains de La Réunion, jouer en plein air en évitant les pièges du son et lumière, mettre en scène Paula Créso, figure du Port qui venait de mourir, et Lépervanche, dont le parti communiste réunionnais ne voulait plus entendre parler. Il fallait rappeler aussi que la départementalisation avait été l’œuvre de la gauche, que les Portois s’étaient libérés les armes à la main, qu’Alexis de Villeneuve avait été assassiné… On m’avait dit que je n’y arriverai jamais et que Paul Vergès me mettrait des bâtons dans les roues ! Finalement il est venu trois fois. D’autres témoins se sont fait connaître, un vieux cheminot qui avait confectionné en 1937 la banderole " Réunion, département français ", les nombreux amis de Lépervanche, la fille du médecin qui avait soigné Gaétan, les anciennes " tantines " de Paula… L’écart de La Grande Chaloupe profita de notre passage, les habitants préparaient les repas des spectateurs et l’orchestre du village jouait à l’entracte. Une adolescente du village, Nicole Payet, est devenue par la suite actrice de la compagnie.
résumé
Histoire du mouvement syndical à La Réunion de 1937 à 1947 à travers la vie d’un aristocrate communiste et héros romantique, Léon de Lepervenche dont le destin croise celui de Maman-Paola, tenancière au Port, et son rival en politique, Docteur-papa.
le programme
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la presse
« À la sortie du tunnel, l’autorail siffle et klaxonne. Une nouvelle fois le ti-train revenu du temps passé joue les vedettes et fait son plein de voyageurs pour un parcours de six kilomètres. Parcours vers un autre temps, celui d’autres espoirs » Pascal Grassart [La Vie du Rail]
« Son théâtre est indéniablement populaire, témoignant de moments où un peuple a pu penser façonner l’Histoire, lui donner son timbre, ses mots et ses espérances » Jean-Louis Perrier |Le Monde]
« Il y a ce public attentif, captivé, heureux, qui remplace toutes les critiques dramatiques. On vient et on revient voir Lepervenche en famille » Danielle Dumas [L’Avant-Scène Théâtre]
« Une façon vitale et insolite de saisir l’Histoire de l’île » Chantal Aubry [La Croix]
Articles presse nationale 1990 - 1992
L’avant Scène (D.Dumas) 1991 Lepervenche
l’Humanité (Boué), nov 1991, Lepervenche
Politis (Costaz), octo 1991, Lepervenche
Autrement (M.Servin) 1991 Vollard-Leppervenche
Les Temps Modernes (M.Servin) janv 1991,Lepervenche
France-Culture (V.Hotte), juillet 1991, Lepervenche
l’Humanité (M.Steinmetz), août 1997, Lepervenche
Libération (M.Laumonier), août 1997, Lepervenche
Figaroscope (C.Jurgenson), octo 1996, Lepervenche
représentations
Créée le 17 août 1990, la pièce est l’objet de multiples prolongations et reprises en plein air à La Grande Chaloupe en 1991, 1992 et 1996. Elle s’installe en métropole dans un atelier de locomotives à Trappes en octobre 1996 puis dans un dépôt Sernam à Ivry sur Seine en juillet-août 1997 dans le cadre du festival Paris Quartier d’Eté. 158 représentations devant 40 000 spectateurs.