Crée à Jeumon le 11 décembre 1999. texte et mise en scène Emmanuel Genvrin. Musiques de Jean-Luc Trulès. Scénographie d’Hervé Mazelin. Costumes de Sophie Hoareau.
Commande de Bernard Fargeau, directeur du Divan du Monde à la suite du succès de Kari Vollard à Paris, j’ai écrit Séga Tremblad lors d’un voyage au Brésil en 1999 ( Île d’Itaparika, Salvador de Bahia). J’avais du mal à me concentrer sur place, assigné en correctionnelle par la DRAC Réunion pour injure à l’administration et au tribunal de commerce pour faillite du théâtre Vollard. Je connaissais l’histoire du prince du séga Michel Admette, émigré comme balayeur à Elancourt et dont le fils Jean Paul était décédé happé par un train en garre de Trappes à la suite d’une bagarre avec Jamel Debbouze alors adolescent. J’avais été frappé par l’état de détresse du couple Admette. Nous avions joué Lepervenche à Trappes en 96 et avions engagé un groupe de musique pour animer l’entracte. Il avait là de vieux routiers du séga réunionnais également échoués en métropole, Gaby laï Kun, Willy, etc. C’est là qu’est née l’idée avec Jean-Luc Trulès de créer Séga Trembald. Jamel Debbouze, jamais clair sur les circonstances de l’accident où il a perdu l’usage de son bras a pris de discrets contacts sans donner suite. La presse nationale également n’a jamais voulu aborder franchement l’épisode de l’accident. Il est vrai qu’entre temps Jamel était devenu une icône de l’émigration et une vedette de Canal+ ! La pièce a connu un vrai succès public et la musique a fait l’objet d’un album CD avec les musiciens de Sergent Garcia et donné naissance à un groupe, Vollard Combo, qui prendra son autonomie et assurera de nombreux concerts à La Réunion et en Métropole. La chanson Cafrine s’est retrouvée première au hit parade réunionnais, le spectacle a été filmé par RFO lors d’une séance au théâtre du Tampon, diffusé en décembre 2002 et en décembre 2008 lors du décès d’Arnaud Dormeuil. Enfin, du Figaro à Libération Séga Tremblad fut salué par une presse parisienne unanime : le texte a été édité chez l’Harmattan, un jury lui a décerne le trophée 2000 du meilleur spectacle Outremer. Enfin Séga Tremblad a été "coup
de cœur du off" au Festival d’Avignon.
résumé
À Tremblay-en-France, un ségatier remonte sur scène pour l’honneur
de son fils. Un hommage aux musiciens réunionnais partis tenter leur chance en métropole. Le texte a été édité aux éditions L’Harmattan.
le programme
lire le programme
représentations
Créé à Jeumon le 11 décembre 1999. En 2000, représentations à La Réunion (Plaines des Cafres, Entre-deux, Tampon, Petite-Île, Saint Pierre, Saint Leu) à Paris au Divan du Monde du 14 septembre au 6 novembre, show cases à la FNAC. En 2001 d’avril à juin reprise à La Réunion, du 6 au 28 juillet au Toma (Festival d’Avignon), en octobre à la Cartoucherie de Vincennes, à Savigny-le-Temple, en Tunisie aux Journées théâtrales de Carthage. En mars 2002 en Région parisienne à Villeneuve-la-Garenne et à Bagnolet, en avril aux Antilles (Guadeloupe, Martinique). En mai 2003 au festival de la Mangrove à Marseille. En octobre novembre 2004, tournée à La Réunion à Saint Joseph, Saint Benoît et à l’Université de Saint Denis (Canter).
Au total 108 représentations devant 19 000 spectateurs
extraits de presse
« Un Vollard en grande forme »
[Le Quotidien de La Réunion]
« Une réelle et touchante authenticité »
[Témoignages]
« Les comédiens de Vollard réussissent là
un petit miracle » [Libération]
« On s’émeut et on se laisse gagner par l’énergie »
[L’Express]
« Séga réunionnais : le Théâtre Vollard a remis
le genre à l’honneur » [Le Monde]